Aucun mécanisme plausible ne justifie les allégations selon lesquelles l’aspartame empêcherait la perte de poids chez l’humain


Nov 2016

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Réponse de l’ISA à l’étude sur des souris menée par des chercheurs du Massachusetts General Hospital

Les chercheurs du Massachusetts General Hospital qui clament que l’aspartame empêcherait la perte de poids, suggèrent un mécanisme qui n’est tout simplement pas biologiquement plausible. Au contraire, de sérieuses études cliniques chez l’homme prouvent l’utilité de substituer au sucre des édulcorants basses calories, tels que l’aspartame, pour contribuer à la réduction de l’apport énergétique et de la masse corporelle dans le cadre d’un programme de perte de poids.

La nouvelle publication de Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism prétend que la phénylalanine, produit de dégradation de l’aspartame, interfèrerait avec l’action d’une enzyme jouant un rôle dans la prévention du syndrome métabolique. Cependant, ce que les auteurs oublient de mentionner dans un communiqué de presse publié par le Massachusetts General Hospital, c’est que la phénylalanine est en fait un acide aminé commun, que l’on trouve naturellement dans la viande, le poisson, les œufs, les légumes, les produits laitiers, les noix et d’autres produits alimentaires.

L’aspartame est une molécule dont la structure assez simple est composée d’un dipeptide contenant 2 acides aminés, l’acide aspartique et la phénylalanine. Après ingestion, l’aspartame est rapidement digéré, libérant ses principaux composants et une faible quantité de méthanol. Il est largement établi que l’acide aspartique et la phénylalanine sont alors présents dans le corps dans la même forme que lorsqu’ils sont absorbés à partir de produits d’origine naturelle, tels que la viande ou les produits laitiers. De surcroît, la quantité de phénylalanine provenant de la dégradation de l’aspartame est bien inférieure à celle obtenue par d’autres aliments d’origine naturelle. Par exemple, 100 g de poulet fournissent un apport en phénylalanine 12,5 fois supérieur à celui d’un soda allégé.

De ce fait, les allégations de cet article, établies à partir d’une recherche menée uniquement sur des souris, ne s’appliquent pas aux humains, qui consomment une grande variété d’aliments contenant des quantités bien plus importantes de phénylalanine.

Des études scientifiques démontrent que le remplacement du sucre par des édulcorants basses calories, chez l’enfant comme chez l’adulte, conduit à une réduction de l’apport énergétique et de la masse corporelle.

1 Gul SS, Hamilton ARL, Munoz AR, et al., Inhibition of the gut enzyme intestinal alkaline phosphatase may explain how aspartame promotes glucose intolerance and obesity in mice [L’inhibition de l’enzyme intestinale phosphatase alcaline intestinale pourrait expliquer comment l’aspartame favorise l’intolérance au glucose et l’obésité chez les souris], Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, 2016, DOI : 10.1139/apnm-2016-0346
2 https://www.sciencedaily.com/releases/2016/11/161122193100.htm
3 Autorité Européenne de Sécurité des Aliments, Scientific Opinion on the re-evaluation of aspartame (E 951) as a food additive [Avis scientifique sur la réévaluation de l’aspartame (E 951) en tant qu’additif alimentaire], EFSA J. 2013, 11:3496, DOI : 10.2903/j.efsa.2013.3496
4 Magnuson BA, Burdock GA, Doull J, et al., Aspartame: a safety evaluation based on current use levels, regulations, and toxicological and epidemiological studies [Aspartame : évaluation de sécurité basée sur les niveaux actuels d’utilisation, les réglementations et les études toxicologiques et épidémiologiques], CRC Crit Rev Toxicol., 2007, 37:629–727
5 Butchko HH, Stargel WW, Comer CP, et al., Aspartame: review of safety [Aspartame : Examen de sécurité], Regul Toxicol Pharmacol., 2002, 35:S1–S93
6 Magnuson BA, Carakostas MC, Moore NH, et al., Biological fate of low-calorie sweeteners [Sort biologique des édulcorants basses calories], Nutrition Reviews 2016, 74(11): 670-689

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